Mes goûts et mes couleurs

Embaumé

le 24/03/2008 à 19h03

Moral à bloc... ou presque. Deux, trois morpions squatteurs traînent dans les méandres de mon cerveau, mais que serait la vie sans ces petites gouttes de pluie ? Un grand soleil n'est rien sans une averse...



Je reviens d'une semaine et demi passée en compagnie de la pride family, entre bourrages de gueule, cassages de gueule, foutages de gueule et siestes dans les fossés... Entre édifiants délires avec Albane, petites tensions dans mon couple, et journées de paresseux.


Bref, une semaine et demie comme je les aime.



Alors, bilan bilan... Je désire faire de l'infographie, l'année prochaine. Pour échouer, peut-être. Pour essayer, ça oui. En tout cas, c'est sans doute très louable de ma part de m'intéresser à mon avenir, mais encore faudrait-il que je monte un dossier pour intégrer une école.


Je me plains également de ne pas avoir de sous, mais peut-être devrais-je chercher un travail.



Bref, je pleure, je pleure, mais une larve ne doit pas pleurer. Elle doit grandir. Je me répugne.



Et puis, il y a toi, aussi, Handy. Je n'évoquerai pas nos différends sur l'amitié sur ce blog. Je commence à comprendre qu'à étaler ma vie comme je le fais ici, je ne vais y récolter que des ennuis. Sache simplement qu'un câlin avec Albane ne veut rien dire... C'est toi mon copain, et tu le sais très bien.



Mais j'ai quand même le moral. Je me sens en paix. Comme mort ?



A l'intention de...

le 03/04/2008 à 19h23

A l'intention ...



Du grand-père que nous n'avons jamais eu.



D'un homme droit, qui n'a jamais tourné le dos à ses convictions.



Des regrets qui m'envahissent maintenant qu'il n'est plus.



D'une putain de maladie qui l'a emporté sans raison.



De Denise.



De sa famille.



De ma famille.




Au nom du grand vide que tu laisses dans nos coeurs... Toutes ces larmes sont pour toi François.




 

 


Ni Thibault, ni Thimotée, ni Noémie, ni moi n'oublierons toutes ces après-midis passées chez vous, nos voisins de toujours, ces soirées, ces promenades... Notre enfance, vous l'avez emplie. Aujourd'hui, toi, François, tu es parti, mais rien n'a changé.



Car je sais que tu nous souhaites d'avancer, et de soutenir sans défaillir Denise, qui a combattu pendant deux longues années, à tes côtés, la maladie. Alors, pour elle, pour toi, nous nous devons d'être forts.



Je vous aime.

Le vent de printemps

le 03/04/2008 à 19h40

Humeur morose. Comme tout le monde l'a compris, un être cher vient de basculer dans le grand néant; et il est dur d'admettre que le long voyage qu'il entame, il se fera sans nous...



Cet après-midi, l'enterrement. Journée de merde, tout simplement. Denise qui se jette dans les bras de maman, effondrée. Qui nous remercie d'être venus. On aurait préféré ne jamais avoir été convié, mais il faut croire que ce genre d'invitation, on ne sait jamais quand elle tombe. Le couperet, il s'abat toujours, mais il ne m'était pas venu à l'idée qu'il s'abattait définitivement. Et pourtant... Les gens qu'on aime, ils ont le devoir de mourir eux aussi, et oui. Et ça fait bizarre.



Sinon, j'ai travaillé cette semaine, j'ai gagné de l'argent. Un joli commentaire, quelques articles plus haut, me met du baume au coeur. Il pleuvait hier. Aujourd'hui il fait froid. "Et c'est le vent d'hiver" entendais-je tout à l'heure dans une chanson. La tombe doit déjà être recouverte de feuilles. Comme s'il était déjà oublié.



Le propre de la vie, n'est-ce pas d'oublier justement ?



[Marre des caractères gras et colorés, quand on ne désire qu'une chose : effacer]



Mousson et moisson

le 03/04/2008 à 19h58

Les larmes retenues,



C'est un courage bienvenu.



Les chutes du Niagara,



C'est une tristesse bienvenue.



Le désert du Sahara,



C'est une méchanceté à nue.




Et pourtant... La fontaine finit-elle toujours par se tarir? Si seulement elle coulait quand le besoin s'en fait sentir. Je ne veux pas mourir de soif, ni qu'on me juge aride...




Alors que certains traversent le Styx, d'autres se noient dans leur sécheresse. Et peuvent s'en estimer heureux.




De nouveau en mode café Grand-Mère. Comprenez par là célibataire; remarquez, au vu de ma mentalité du moment, ça vaut bien mieux. Je cesse donc de faire souffrir mon monde pour me retrouver face à mes vieux démons. Et je suppose que tout le monde ne s'en porte pas plus mal. Et je comprends. Et je suis content.



J'ai passé une semaine géniale chez Morgan la semaine dernière. Du moins, en tête-à-tête avec moi-même... Il fait partie de moi, je ne pourrais imaginer de vivre sans lui... Il commence une phrase, je la finis. Et vice-et-versa. Une telle amitié, c'est rare. Et sans ambiguité d'aucune sorte, encore plus. Morgan, c'est sans doute la personne à laquelle je tiens le plus en ce monde... Et quand il n'est pas là, il me manque, le con.



Bref, une semaine inoubliable, jusqu'à vendredi soir... Gros dérapage, résumerai-je. Quand le responsable général se rapproche du vice-responsable, tout s'en retrouve bouleversé. Je ne parle pas de Morgan, mais d'une autre amitié, bien plus ancienne.


J'ai franchi les limites, et je suis troublé.



Alors, dans ce cas-là, à quoi se raccrocher? Je crois que je peux appeler ça le retour du boomerang. Finies les conneries, elles te reviennent en pleine gueule. Je l'ai pas forcément volé.



Et maintenant, que préserver? Sur quel pied danser? J'ai envie... Mais la raison me l'interdit. Nos pensées divergent... Lequel le voudra?


Et puis, tout s'atténue. Je sens la fausse route, le barrage de flic, le gouffre... A moi de l'éviter.





Crise de la dix-neuvième année sans doute !

Un-Deux-Un------- Deux ?

le 16/04/2008 à 17h05

Je me souviens des cris, les gosses qui couraient...


La peur de ne connaître personne, cette sensation d'étouffer au milieu de toutes ces amitiés étalées.



Et moi qui étais tout seul.



Et toi qui étais tout seul.



Et voilà, sept ans plus tard, nous étions toujours tout seul. Mais à deux.



Puis il m'a pris l'idée qu'on ne fasse plus qu'un.



Sale idée.



Aujourd'hui, je suis encore tout seul. Mais à un.



Eclairé

le 17/04/2008 à 19h59

  Hier, je m'égarais dans certaines pensées dépourvues du moindre sens commun. 

Eh bien, si j'avais su que cette nuit serait si agréable... Au vent les interrogations stupides... Une autre amitié a été trahie, mais celle-ci s'en est trouvée renforcée.



Madame MST (Madame Saint Thomas) a fait des folies, et elle s'en porte bien mieux. Décidément, ces dernières semaines ont été assez agitées. Madame est heureuse.



Mais à côté de tout ça... Une anicroche. Encore.



Le besoin d'une thérapie familiale se fait de plus en plus pressant.




Que se passe-t-il ?


2+3=5

le 17/04/2008 à 20h12

 


Jamais deux sans trois...






 


 Non.





  

 


                                                Jamais deux sans trois...







 


Sans descendance.





 



Jamais deux sans trois...




 


                                                 Je ne suis pas coupable. 

Sans clé

le 17/04/2008 à 22h28

A moins que le mal passé soit remplacé par un autre...



Le cercle vicieux. L'affreux tourne-en-rond de l'obsédé de service. Il se cogne dans la cage de son cerveau, accroché aux barreaux, il réclame. Il en veut, et s'il n'a pas, il demande plus. Toujours plus.



C'est ainsi que la dépendance s'installe. On la savoure cette dépendance, on s'y complaît. Jusqu'à ce que tout s'emmêle, on l'aime.



Et puis on s'en lasse. Elle cogne, fait mal, détruit. Et là, elle devient une plaie à vif, qui ne se referme jamais.



La cage est alors définitivement fermée.


 

Hard Candy

le 22/04/2008 à 07h15

Histoire :

Hayley et Jeff se sont connus sur Internet. Elle est une très belle adolescente de 14 ans, et lui un séduisant photographe trentenaire. C'est elle qui a suggéré d'aller chez lui pour être plus tranquille, elle qui a voulu qu'il prenne quelques photos, elle qui leur a servi à boire et a commencé à retirer ses vêtements...

Lorsqu'il se réveille, Jeff est ligoté et Hayley retourne tout chez lui. Elle a des questions à lui poser, et elle est décidée à obtenir des réponses. Elle sait qu'elle n'est pas la première adolescente à venir chez Jeff, elle veut découvrir ce qu'est devenue Donna Mauer.

Sur le net, elle a également appris comment on pouvait jouer avec un bistouri, et elle meurt d'envie d'essayer...

Acteurs : Patrick Wilson, Ellen Page, Sandra Oh  


Alors... Le titre, aussi bien que l'histoire, s'annonçaient prometteurs... On attendait, on en voulait même, du glauque, du trash... ! Que nenni ! Le réalisateur ne va pas jusqu'au bout de ses promesses, il survole bien trop à mon goût la pédophilie, la confrontation entre l'adolescente et le pervers; reste en bouche un goût d'inachevé, sans compter une fin de film qui tourne en rond, le serpent avale sa queue et c'est bien dommage.

Alors certes, le scénario reste bien ficelé, mais s'essoufler ainsi en cours de route, c'est scandaleux, c'est ce qui s'appelle passer à côté du chef-d'oeuvre, car pourtant, il en avait des qualités ce film : l'idée de pousser dans ses derniers retranchements un homme, jusqu'à le conduire à son suicide, ça, c'était ambitieux, ça pouvait avoir de la gueule. Rajoutez un zeste de pédophilie, une ado complètement détraquée mais diaboliquement intelligente, un jeu d'acteur qui tient, et plutôt bien d'ailleurs, la route, quelques dialogues savoureux, et on obtenait une réalisation marquante, dérangeante et déroutante à souhait.

Malheureusement, on retiendra simplement l'esquisse d'un petit bijou, un film convenable, bien sûr, ne crachons pas sur la soupe, avec son lot de trouvailles, mais tout cela aurait pu être tellement mieux...

Il yavait tant de bonnes idées, à la base, mais mal exploitées, elles en deviennent frustrantes. Madame n'est pas contente !

Amoureux...

le 13/05/2008 à 14h18

Oyé, visiteurs, branleurs et autres dégénérés de la société !



Il m'a bien fallu reprendre le clavier, jamais je n'arriverai à me séparer de ce misérable blog, faut-il croire. Ma foi, pour le meilleur et pour le pire, j'écris donc je suis.



Où en étions-nous restés ? Hum.. Nous y voilà. Il y a quelques semaines, j'ai évoqué la nuit que j'avais passée avec JB, ainsi que celle qui avait suivi avec Romain. J'avais aussi abordé le champ des interrogations que ces débordements suscitaient en moi.. Bref, j'étais quelque peu perturbé.


Mais c'était sans compter sur notre génie congénital, qui nous a soufflé une bien agréable idée : un plan à trois, une sorte de megamix pour moi (deux nuits en une), qui a eu tôt fait de chasser toutes les misérables questions qui se pressaient dans mon esprit. Parce que 2+1=3 c'est mieux.


Voilà pour la page "cochonneries".



Sinon la vie suit son cours, entre week-ends et même semaines de folie chez Bribri.. Enfin, non, la vie aurait dû suivre son cours.


Mais mon célibat s'est trouvé coupé en amont de sa course.



La semaine dernière j'ai rencontré Kevin.


La semaine dernière je suis tombé amoureux.


La semaine dernière, j'ai passé les plus belles heures de ma vie dans ses bras.



Je sais qu'il y a des obstacles. Je sais que tout ne sera pas toujours facile. Mais je suis heureux; c'est toi que je veux, c'est toi que j'ai, c'est toi que je garderai. Malgré toutes les conneries de la vie.



Voilà c'est dit.



Je ne m'attendais pas à un pareil coup du destin. Pourtant il a fallu que je tombe sur cet ange aux yeux bleus...



C'est reparti pour un tour, mais je l'espère très long cette fois le tour. Un abonnement illimité s'il-vous-plaît ?






 

 



Alors finies les bêtises, je me sens prêt à recommencer.




 

 


Sinon, en ce moment-même, je suis triste parce que je ne LE vois pas aujourd'hui, je suis triste parce que j'ai peur, j'ai peur parce que je suis triste.


Et j'ai faim.

Putain de merde

le 19/05/2008 à 22h01

Humeur **Chutes du Niagara**- Cause **Mauvaise herbe**- Conclusion **Désherbage impossible**



J'avais peur et j'avais raison. On y croyait tous les deux... Fallait juste qu'il y ait cette putain de maladie qui te fasse paniquer. Mais moi je pouvais te porter; je sais que j'ai les épaules largement assez solides.



Putain de destin de merde. J'aurais aimé que tu me quittes avec une banale excuse, du genre "Désolé tu n'es pas mon type". Ainsi, j'aurais été en droit de t'insulter, de te pourrir la vie, de cramer ton appart, de te détester.



Mais non. Je te plais, tu me plais. Tu es attaché, je suis attaché. Simplement ces raclures de circonstances (qui relèvent sincèrement de la tragédie, même si ça peut sembler ridicule) ont tout foutu en l'air.


Et je ne peux que te comprendre, car j'aurais sans doute fait de même à ta place. Et c'est ça le pire. Je n'ai même pas la possibilité de t'en vouloir. Juste le droit d'être triste pour toi et pour nous.



Mon ange aux yeux bleus me manque déjà...







Voilà, je suis à nouveau seul, après trois semaines en compagnie de l'homme parfait. De mon homme parfait à moi. Et parce que la vie est injuste, nous voilà séparés; le plus atroce est de me dire que si ça se trouve, nous ne nous reverrons jamais, parce que... Je n'aime mieux pas y penser.


Ces trois semaines auront été jolies, belles, plus belles que toutes celles qui les ont précédées. J'espère tellement qu'un jour, tout s'arrangera. Qu'un jour, nous nous retrouverons. Qu'un jour, tu guérisses et puisses me revenir.



J'ai envie de pleurer, mais je sais que la Vodka épongera. Mon ange, ne vas pas là-haut.



Carrefour de la Fesse

le 20/05/2008 à 04h30

30 avril 2008. Mercredi. Je t’ai rencontré sur Gayvox. « Mon Dieu, quelle déchéance » me disais-je. Et pourtant, sur un stupide site de rencontre, je venais de rencontrer le garçon le plus génial de la Terre. Puis on s’est vu. Puis on s’est embrassé. Puis on s’est revu. Et puis tout a fini, à cause de cette connerie de maladie.


 

 





Et ce soir, tu me manques. Alors j’ai recommencé. De retour sur Gayvox, j’ai cherché ton reflet. Dans tous les recoins du Net, j’ai ouvert des tiroirs pour mieux les refermer. Tu n’es nul part.


 

 




Pourtant, j’en ai vu passer du monde. Un vieux pervers m’a envoyé des photos de sa queue. Un  jeune prépubère ne veut que sperme sur son visage, bitte dans ses fesses et me débite des horreurs sur MSN. Un autre me demande si j’ai des photos chaudes de moi. Non désolé, je ne fais pas de porno Monsieur. J’ai même parlé avec un garçon intéressant, plein d’esprit, qui m’a fait penser à toi, ton charme et ton visage en moins... Où es-tu,  mon ange aux yeux bleus ?


 

 




Et moi je joue le jeu. Je dis à l’un « oui, je veux te sentir en moi », pendant que je réponds à l’autre « Dommage que tu habites Paris, tu es trop sexy. »  J’ai même accepté un rencard, jeudi soir, avec un type de 40 ans. Il me sautera, et je me dirai que je vais mieux. Je me dégoûte, j’ai un goût âcre dans la bouche.


 

 




A tous, je réponds automatiquement. Comme un  geste quotidien. Comme si j’étais aux courses. Car c’est de cela qu’il s’agit. Je suis perdu dans l'hypermarché du sexe. Carrefour de la Fesse. J’ai envie de gerber, j’ai mal à la gorge. J’ai trop fumé. Les rayons sont vastes, une putain de migraine commence à s’installer, pendant que des montagnes de publicité, d’étiquettes, de réclames m’assaillent. « Super promo, bites à gogo… bites à gogos… bites gratuites… BITES GRATUITES. En un clic, vous la trouvez, la queue de vos rêves. En un clic, vous m’achetez. Prenez votre ticket, prenez rendez-vous, venez me baiser, venez me baiser, VENEZ ME BAISER !! »


 

 




Mais je n’en veux pas moi, de ce marché du cul. Je suis tout seul face à ces putains d’inconnus, et je sais qu’eux aussi, ils sont tout seul. Que tous errent, comme moi, dans ce vaste marché de la bite à sucer et du cul à fourrer. Mais je m’en fous. Je n’en veux pas de ces produits plus ou moins périmés, de ces étals de steaks saignants, de ces quartiers de bœuf sanguinolents, de ces bouches qui hurlent : « on baise ? ON BAISE ? »


 

 



 

 



Je veux juste te retrouver…

Me voilà bien alcoolisé, et bien con face à mon PC. Je pense toujours à toi, mon ange aux yeux bleus... J'ai l'impression que tu n'as jamais existé, que tu es issu de mes rêves les plus dingues. Et pourtant, non, tu as été là. Je t'ai touché, je t'ai embrassé. Bordel, mais j'ai besoin de ce contact, j'ai besoin de te toucher, de te parler, de te serrer très fort dans mes bras, de te décoiffer (c'était ma plus grande passion ), de t'écrire, de te demander de revenir, d'oublier cette putain de maladie... Mais tu m'as échappé, je le sais. Elle va peut-être t'emporter, tu as peur, et tu es tout seul. Et tu le désires, être seul face aux ténèbres.


 


Et moi, qu'est-ce que je peux dire ? A part que j'ai envie de pleurer, que j'ai les yeux mouillés, que je pue la vodka à 100 mètres, que j'ai donné rendez-vous à des tonnes de mecs simplement pour t'oublier ?


 


J'ai honte de moi, j'ai peur de moi, j'ai envie de toi...


 


Et eux, ils ont envie de moi. Et ils vont m'avoir. Juste parce que je ne t'aurai plus.

En voiture Simone

le 25/05/2008 à 17h41

Perdu dans le grand n'importe quoi de la phase post/artichaut...



Après le thon, ce fut bon, si seulement nous n'étions passés sur le pont...




Voilà un parfait résumé de ces derniers jours, précis et concis. Du propre pour du cochon. La vie est ironique, et nous n'y pouvons rien.




Sur ce pont, ça aurait été bien mieux...




Je sais seulement que ce n'est pas prêt de s'arrêter; je n'en suis qu'au début. Je vais rire à gorge déployée, et toi, tout simplement me manquer. Bref, la thérapie sera efficace, espérons-le.




Je vends à perte... Ne vous trompez pas de guichet.



Huuuuuuum... CHARAL

le 26/05/2008 à 15h43


 

 

 

Dehors, le temps est pourri. Je viens de déguster un bon hamburger, garni d'un succulent steak qui ne m'a rappelé en rien une vache. C'est ça la magie du monde moderne : faire d'un être vivant un amas de chair consommable, mais si méconnaissable, qu'on en oublie la vache d'origine. Pas de pitié pour les milliers de bêtes parquées, gavées au possible, farinées jusqu'à l'étouffement, tuées, dépecées, puis dévorées et digérées.

Et je vais faire de ce beau paragraphe une appétissante métaphore qui symbolisera sans commune mesure le tchat et ses déboires.

Se créer un profil, arranger les bords, n'être plus qu'un physique dégustable, se laisser consommer puis jeter, sans que personne ne pense que, derrière l'emballage, il y a de la vie.. et des états d'âme. Tout concorde. Ainsi suis-je une vache, quoique porc me paraisse bien plus adapté.

La question est : qu'ai-je donc contre ces fameux tchats ?

Tout simplement, ainsi qu'en toute mauvaise foi, je les hais parce qu'ils m'ont donné l'occasion de rencontrer mon ange aux yeux bleus, puis de l'oublier dans les bras de milliers d'autres. Après maintes illusions, ils m'ont fait steak.

Et comme un steak...

 

ME VOILA DESORMAIS A VENDRE

 

 

 

 


 

 

Marre du politiquement correct.. Marre des mots en sourdine.. Marre des silences gênés..



L'heure est au grand repas. Mangeons, jetons et recyclons.

 

 

 


 

 

Mon choix de rubrique est absurde. Un steak n'a plus d'états d'âme...

Smecta

le 28/05/2008 à 03h41



Cette nuit, une bouche avide m'a parcouru de bout en bout. Je l'ai laissée faire.



Une autre bouche avide l'avait précédée la semaine dernière.



Quelques heures auparavant, une troisième m'avait à peine effleuré, et cela contre mon gré.



Mais je regrette toujours ta bouche, dont j'étais le plus avide.


 




Et sinon, dans le meilleur des mondes ...


Il est tard (ou tôt), nous venons de rentrer d'inventaire avec Emi, exténués... Il faut bien gagner sa croûte, et tâcher de corriger cette réputation de feignasse parasite que j'ai mis deux ans à construire... Elle me lasse, désormais.



Cela me lasse aussi de me donner aux premiers venus depuis la semaine dernière... Avoir entre les mains une queue différente à chaque lever de soleil, ça vous fait quand même quelque chose.



Mais c'est également drôle, et c'est là que réside toute l'hypocrisie de mes pseudo-dénonciations à grand renfort d'images alimentaires, des tchats et autres gayvox... Car, sous-couvert de dénoncer pareil système, j'en profite bien et m'amuse. Je hurle au scandale et me laisse porter par le vent qu'il insuffle. Gare au steak, dis-je,  mais dans le steak je croque volontiers.



La peine d'amour m'arrange bien... Elle me donne le droit de faire n'importe quoi, d'attirer les regards, d'aguicher, de sucer, de baiser, et tout ça dans l'approbation et la compassion communes.



Je ne suis qu'un putain de manipulateur.




Ou du moins, aimerais-je l'être. Oui, j'aimerais jouer un rôle, pleurer pour de faux, me mettre en scène et rire en douce. Seulement non... Mon ange aux yeux bleus me manque vraiment. Terriblement.Et le soir plus encore. Alors j'essaie de me clore dans ce monde du sexe facile, simplement parce qu'il me permet de passer à la trappe la moindre trace d'émotion. Pas de place pour les sentiments dans les mains des inconnus. Pas le temps de penser entre deux rendez-vous. Pas besoin de se poser de questions dans ce langage universel, mais tellement codifié, qu'est le sexe pour le sexe.



J'aimerais me dire que je joue une putain de comédie. Que je suis le meilleur des acteurs et que je mérite mon oscar. Que je suis la star d'une tragédie grecque.



Mais je ne suis qu'un pauvre con amputé, qui essaie de retrouver ses morceaux.





Traduction : reviens-moi...

La Terre est ronde

le 01/06/2008 à 16h45

Une semaine et un week-end exténuants... Le travail, la fête, l'ennui, la nostalgie, l'errance, Lui, les autres, moi-même, tout se mêle et s'emmêle. Je ne vous ai jamais parlé de la belle fête qui m'a été organisée pour mes 19 ans ? C'était juste avant qu'Il s'évapore.



Et depuis, je n'ai plus évoqué que cet insaisissable Nuage, qui sans doute jamais ne reviendra... Mon Tchernobyl à moi. Alors que la Chine était secouée par un incroyable tremblement de terre, alors que certains crevaient de faim, alors que la réforme des retraites soulevait les protestations, alors que certains crevaient de soif, alors que les pêcheurs se battaient pour leurs poissons, alors que certains crevaient tout court...



Voilà, je tenais juste à vous dire que mis à part Lui, le monde tournait encore.

Et c'est pas nouveau... ha ha ha

le 02/06/2008 à 00h32

Mal aux yeux, fatigué... Je me plains mais je ne vais pas pour autant au lit. Bref. Dans quelques heures, je retournerai à Lyon, sans grande motivation ni envie. J'ai l'impression d'être une moule évidée, échouée sur le bord d'une assiette de paëlla. La belle image. Et ce n'est pas nouveau. Ha ha ha.



Ce soir, je me suis rendu compte de l'absurdité de ma vie. Je ne fais pas d'études, je ne travaille presque pas, et je coûte de l'argent à ma famille. Je suis un poids pour la société... Je n'apporte rien de constructif en ce monde, je ne milite pour aucune cause, je ne fais pas grimper le PIB du pays; en revanche, je trouve l'inépuisable énergie de me plaindre et d'être triste.  Et ce n'est pas nouveau. Ha ha ha.



A mes yeux, tout tourne autour de mes sautes d'humeur et de mes misérables problèmes; il n'y a rien de plus important sur cette terre que mes peines et autres besoins stériles. Je ne participe en rien à un progrès quelconque, à mon échelle comme à celle des autres, je ne sers à rien, je n'ai aucune ambition, et de ce fait, aucun avenir. Et ce n'est pas nouveau. Ha ha ha.



Je suis de ceux qui tirent l'humain vers le bas, qui parasitent, qui appartiennent à la glorieuse espèce des déchets non recyclables.



Oui, il faut le dire. J'en ai marre de ne pas avoir de moteur, de ne vivre que pour mes histoires de cul, d'être celui qu'on entretient, d'être ce "charmant" jeune homme dont on rit volontiers des frasques mais qui risque fort de tout perdre un de ces jours. Oui, je suis drôle et je le sais. Oui, on m'apprécie énormément et je le sais. Oui, on m'aime et j'en joue. Je me joue de mes parents, de leur laxisme extrême et de leur amour, je me joue de mes amis et des services qu'ils peuvent me rendre, je me joue de mes malheurs parce qu'ils m'occupent, eux. Je me joue de tout, je me lève quand je me lève, me couche quand je me couche, jamais je n'ai d'obligations, jamais je n'ai de limites, jamais je n'ai de "jamais", justement.



Et je finirai bien par en payer le prix. Viendra un temps où tous auront fait leur vie, et je resterai sur la ligne de départ, encore au berceau, alors qu'il faudra déjà refermer le cercueil.



On me cherche sûrement des excuses, celle de l'adulescent perdu, celle de l'homosexuel tourmenté, et j'en passe. Mais je sais bien que je n'en ai aucune. Toutes je les connais, et m'en sers, justement.



C'est pour cela qu'un jour, plus personne n'y croira. C'est pour cela qu'un jour, je lasserai mon monde.


Alors...


Pour les gens que j'aime, pour le mode de vie que je défends, pour le pays dont je rêve, pour les valeurs que je soutiens, je dois changer. Cela va même faire deux ans que je dois changer. Ce n'est pas nouveau. Ha ha ha.


En rose bonbon

le 09/07/2008 à 17h59

Je suis heureux. Je suis amoureux. Je suis ridicule. L'éternel recommencement. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Tous ces beaux moments qu'on a à vivre. Mon roro à moi. Je t'aime.



Je suis ridicule. Comme d'habitude. Je suis amoureux, puis je pleurerai, puis je ferai la pute pour oublier, puis je serai de nouveau amoureux, puis je pleurerai, puis je ferai la pute pour oublier, puis... Bref.



M'en fous après tout. Je suis heureux. Et amoureux !

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